[Astorah] Finesse Fantaisie

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Astorah
JOE BAR ELVES

[Astorah] Finesse Fantaisie

Message par Astorah » 22 Déc 2017, 10:36

Cela faisait un moment que la lune donnait du relief aux pintes qu'Astorah et son poto aux oreilles pointues, le petit SwoOn, remplissaient et vidaient à tours de coudes, avec force rigolades et chansonnettes.
Soudain, Astorah donna un coup de coude :"Tu vois c'que j'vois !".

En contrebas de la clairière où ils avaient déposé tonneaux et charcutailles, s'étalait comme un long drap noir l'étendue d'un lac d'où une lumière irréelle venait d'apparaître.
"Ca alors !"
Une créature, belle à se damner, baignait dans cette lueur. Sur la rive, des jouvencelles survenues de nul part ou ailleurs vinrent à sa rencontre pour l'abreuver, la coiffer et la vêtir.
"Ben ça alors...", répétèrent en coeur Astorah et SwoOn, sous le charme de la vision et désormais inquiets du pouvoir des herbes aromatiques qui avaient parfumé leur festin.

Soudain, un bruit métallique survint dans un fourré à 3 courses de halfling de là.
"Bourdiou, qu'est-ce donc encore que ça", firent les 2 coachs.
Astorah s'élança imprudemment vers le bosquet pour savoir ce qu'il en était, tandis que SwoOn courra tout aussi vite en sens inverse se percher prestement au sommet du feuillu le plus proche.

Au terme de cet effort épique, Astorah se posta de ses courtes pattes coupées face aux ombres qui se dressaient devant lui dans la nuit : "Qui va là !" s’essouffla t-il pour de bon.
Au bord de l'agonie, Astorah zieutait la scène qui se présentait à lui : les deux ombres étaient accroupies derrière les feuillages, les reflets de la lune semblaient indiquer que les deux lascars étaient revêtus de métal, des armures.
En retrait, deux ou trois autres ombres, un peu moins nobles, se dessinaient dans la nuit.


"Bonsoir... petit homme", fit la première ombre en se relevant. Le ton n'était pas menaçant. Au contraire, presque gêné.
"Je me présente, chevalier TROGNONS et voici chevalier PETITDOZER, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous ?"
Trogons et PetitDozer, les petits caïds prétentieux du seigneur d'à côté...
Pincé par le fait qu'on ne le reconnoisse point : "Je suis Astorah !". L'évocation de son nom ne semble pas davantage éveiller les deux têtes brulées.
Du coup, Astorah lança l'estocade : "Que faites donc vous ici, si loin de vos terres ?"
"Heu... nous observions les charmes de la nuit", répondit Petitdozer.
"A quatre pattes, planqué derrière un bosquet ? Voilà une attitude peu noble de votre part", toisa Astorah.
"C'est que... nous admirions la Dame du Lac, Môssieur", lâcha Trognons, tirant sur les pans de son pagne nerveusement pour rajuster son armure.
La Dame du Lac ? Zut, Astorah l'avait oublié celle-là. D'un coin de l’œil, il se rendit compte que toute lueur avait disparu, que dame ou jouvencelles il n'y avait plus non plus.

"En fait, vous matez lâchement les dames à leur insu ! Elle est belle la noblesse !", se gaussa Astorah.
"Pour tout vous dire, Astorah, nous espérons les faveurs de la Dame du Lac. Sa beauté n'a pas d'égal, ses charmes sont une inspiration à la bravoure sans fin", commença Trognons, le regard brillant comme ensorcelé.
"Aussi, nous nous disputions, avec aussi le Chevalier LE SANGLIER, pour savoir lequel d'entre nous était le plus valeureux, "l'élu" qui pourra quêter ses faveurs", renchérit Petitdozer.
Les ombres venaient de rejoindre le groupe. Trognons fit les présentations.
"Voici mon écuyer, LESCLUZIER, et celui de Chevalier Petitdozer, FRAPKUNKOU".
 
"Moui, moui, moui...". Astorah s’enivrait de ses propres vapeurs d'alcool qui s'échappaient entre ses lèvres où un sourire venait de se dessiner. Son regard ne quittait plus la noirceur du lac où se cachait la plus précieuse des beautés du créateur.
"Je sais !". L'assemblée le regarda avec étonnement et interrogation.
"Je sais comment désigner l'élu !", poursuivit Astorah.
"Vrai ? vous savez ?" s'enquirent en cœur les 4 gaillards.

Astorah leur dicta le plus magistralement que son état le lui permis le challenge que ces vaillants se devaient de relever.
La lune offrait à son crâne dégarni l'aura d'un sage et toute l'attention de l'auditoire était suspendue à la gestuelle de ses mains qui soutenaient toute la dramaturgie de l'instant.
"Suivez-moi ! Nous sommes ici sur le fief du Chevalier Le TORGNOLEUR, c'est légitime qu'il se joigne à nous dans cette quête. Le soleil du matin sera le témoin de votre quête.
Quoi de mieux qu'un jeu pour désigner le plus valeureux d'entre vous !"
"Un jeu vous dites ? Mais nous sommes déjà tous champions. Les honneurs de la chevalerie nous sont acquis. Pourtant la belle ne nous est pas promise."
"Qui vous parle de chevalerie ? de tournoi arrangé et propret ? Non, je vous parle d'une joute qui révèle le cœur de l'Homme", déclara solennellement Astorah.
"Vous et vos écuyers, vous allez vous unir pour cette quête de l'absolu, vous allez former une équipe de Blood Bowl !"
Devant les bouches bées de son assemblée, Astorah poursuivit : "Et je serais votre coach"
"Vous êtes coach ?", demanda Lescluzier.
"Oui, je suis coach, coach Astorah", s'agaça le petit homme qui se marmonna que tout le monde en Bretonnie savait qu'Astorah était coach. Et qu'il fallu qu'il tombe sur les seuls abrutis du royaume qui l'ignorassent.
Mais Astorah n'avait plus le choix : il n'avait pas encore d'équipe et la Coupe des Architectes allait bientôt débuter.
Et sans leur laisser le temps de réfléchir : "Allez, prestons, l'aube commence à me toquet le crâne."

C'est ainsi qu'au petit matin, une bande de gaillards et un petit homme prêtaient serment dans l'enceinte du domaine de Le Torgnoleur, le serment du jeu de bowl.